Le Faiseur de théâtre

30 avril au 19 mai 2019


de Thomas Bernhard
Compagnie du Milan Noir

Mise en scène : Jean-Luc Borgeat
Assistante mise en scène : Jocelyne Page
Scénographie/costumes : Jean-Luc Taillefert
Lumières : Danielle Milovic
Graphisme : Olivier Company
Administration : Claudine Corbaz

avec

Pierre Banderet, Edmond Vullioud,David Marchetto, Loredana von Allmen et Jocelyne Page

Le comédien Bruscon débarque avec sa famille à Utzbach, village d’éleveurs de porcs, où le grand Bruscon se propose de donner « sa » comédie « la Roue de l’Histoire ». Atterré par le blasphème que risque de commettre le capitaine des pompiers et cercleur de fûts Attwenger, qui impose que le néon « sortie de secours » reste allumé pendant toute la représentation, Bruscon va partir dans un long monologue où il déclinera sa hargne envers l’Autriche, le Théâtre, les acteurs, les actrices, ses enfants, sa femme, les éleveurs de porcs, la musique, sauf l’opéra… bref la terre entière ; une logorrhée cruelle, drôle, pathétique : « L’écrivain est mensonge, les interprètes sont mensonges et les spectateurs aussi sont mensonges et le tout rassemblé est une absurdité unique sans même parler du fait qu’il s’agit d’une perversité qui a déjà des milliers d’années. Le théâtre est une perversité plusieurs fois millénaire dont l’humanité raffole et elle en raffole si fort parce qu’elle raffole si fort de son mensonge et nulle part ailleurs dans cette humanité le mensonge n’est plus grand et plus fascinant qu’au théâtre. » (T. Bernhard)