|
Ce que la presse dit de ... Si le soleil ne revenait pas |
||||||
| Accueil > Presse > Si le soleil ne revenait pas [spectacle :: presse] | |||||||
| Le ciel est malade in 24 heures du 20 janvier 2005 |
![]() |
||||||
| L'oeuvre de Ramuz s'illumine sur scène in Le Matin du 17 janvier 2005 |
![]() |
||||||
Ramuz pour tous les publics in 24 heures du 6 janvier 2005 |
Dès le 11 janvier au Pulloff Théâtre, à Lausanne, la bande des cinq de la Cie Youkali présente pour son premier spectacle Si le soleil ne revenait pas, daprès le roman du grand écrivain vaudois. Sa fille les a reçu chez elle. Elle a tous les droits. Dauteur par exemple: Marianne Olivieri est la fille de CF Ramuz (1878-1947). Cest elle qui accepte ou non les projets dadapter au théâtre, au cinéma ou à la télévision les oeuvres de son père. Elle a dit oui à la Cie Youkali qui, pour son premier spectacle, a choisi de monter une version voulue tous publics de Si le soleil ne revenait pas. Une première au théâtre. Elle a beaucoup aimé leur adaptation et le leur a dit, mardi passé, quand la bande des cinq, tous issus de la volée 2000 de feu la section dart dramatique du Conservatoire de Lausanne, est venue lui rendre visite. Une Fribourgeoise, une Vaudoise et trois Jurassiens, tous un peu émus en pénétrant dans cette maison vigneronne de Pully, bien connue sous le nom de La Muette, puis dans le bureau, laissé en létat depuis des dizaines dannées, de limmense écrivain vaudois. Avec les tableaux, les livres, les documents et même les paquets de cigarette (à 1 franc)... Elle a tous les droits, et surtout dêtre directe, Marianne Olivieri. Elle aime ou pas: les sanctions sont tombées comme des fruits mûrs tout au long des soixante minutes de la conversation à bâtons plus que rompus. Les quatre comédiens et le metteur en scène, dont lâge varie entre 26 et 33 ans, semblaient à la fois sous le charme et intimidés par cette fringante aînée. On aurait volontiers laisser du temps au temps, en silence, dans cette lumière chaude qui dorait la pièce, comme pour mieux imaginer CF Ramuz travailler, dans ce cadre, face au lac et aux montagnes. Cest elle qui va poser les questions. Pourquoi ce texte (publié en 1937), par exemple, et pas un autre? Réponse du metteur en scène Olivier Périat: «Nous avons hésité entre plusieurs auteurs suisses. Puis le fi de Goretta est revenu dans nos souvenirs. Et les thématiques du texte nous ont touché: le rapport au temps, aux conflits de générations.» Lhistoire a pour cadre un petit village valaisan caché derrière la montagne. Un jour, un viel homme prédit que le soleil ne reviendra plus au printemps suivant... Le challenge de la Cie Youkali est triple: garder latmosphère du récit tout en réduisant lintrigue (ils sont quatre pour une dizaine de personnages), préserver la tournure des phrases, et donc le rapport poétique à la langue, tout en inventant un autre rapport avec la scène et le public, et enfin sensibiliser ce dernier, tous âges confondus, à lunivers et aux interrogations de lécrivain. Un souci dauthenticité et de lisibilité, un travail épuré: deux axes qui ont séduit Marianne Olivieri. Elle a promis de venir les voir au Pulloff. Elle ne connaît pas la salle. «Mais je vais souvent à Vidy ou à Kléber-Méleau.» Michel Caspary
M. Cy
J.-L. K. |
||||||
|
|
|
||||||