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Le misanthrope et l’Auvergnat et Les petits moyens
d'Eugène Labiche
par la CieEventosud
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Le misanthrope et l’Auvergnat et Les petits moyens [Eugène Labiche]

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– Informations pratiques –

du 10 au 29 juin 2008
me/ve à 20h30, ma/je/sa à 19h00 et di à 18h00
places 28 CHF
AVS, chômeurs, étudiants 20 CHF
réservations: 021/311.44.22 ou par formulaire


– Qui fait quoi –
jeu : Véronique Montel, Marco Calamandrei, Jean-Gabriel Chobaz, Jocelyne Page & Juan Bilbeny


Piano : Lucas Buclin

Mise en scène : Gabriele Bazzichi
Scénographie : Gabriele Bazzichi
Lumières : Jean-Denis Gagnebin
Maquillages : Nathalie Mouchnino
Costumes : Madeline Golay

– À propos –

Le choix…

Le misanthrope et l’Auvergnat et Les petits moyens sont deux pièces qui mettent en exergue les thématiques de la sincérité et du mensonge, ainsi que du mensonge comme outil de réussite dans le couple ou dans toute autre configuration sociale. Des thématiques universelles et qui, de nos jours, dans un contexte d’individualisme et de non communication, résonnent avec force.
Mais ce qui me plaît par-dessus tout, c’est de les traiter dans le genre comique burlesque, avec la distance suffisante qu’il nous faut pour les percevoir en souriant, donc sans les esquiver.
N’oublions pas, en outre, la dimension musicale de ces pièces : c’est un exercice auquel ni le public, ni les acteurs ne sont plus habitués et c’est bien en cela que le défi me paraît fort intéressant à relever.

Les histoires…

Le misanthrope et l’Auvergnat : Chiffonnet (le misanthrope) et Machavoine, (un auvergnat épris de vérité) vont partager le même toit. Ces deux personnalités opposées vont s'affronter, à l'aide d'un couple désaccordé et d’une bonne malhonnête. Ils trouveront au bout de cette comédie légère et pleine de bon sens, une seule et même théorie qui va nous prouver qu'un joli petit mensonge vaut souvent mieux qu'une épaisse vérité !

Les petits moyens : Ces petits moyens... dont les femmes ont le secret pour garder un homme à la maison…
Madame Grumelot découvre que sa nièce, Adèle, est trompée par son mari Léon...
Monsieur Grumelot, son mari, lui apprend que c'est avec Hortense, la femme de Monsieur Hocquard...
Justement, Monsieur Hocquard vient annoncer à Adèle qu'il a des soupçons...
Adèle, jalouse, fait une scène à son mari et menace de se rendre au bal... Et c'est affreux, car c'est précisément au bal de l'Opéra que Léon doit retrouver Hortense, qui s'y trouve avec son amie, la blonde Madame De Valin... Et pour se débarrasser de cette amie, Léon ne trouve rien de mieux que de se faire accompagner de Monsieur Grumelot, qui justement, aime les blondes, (et c'est naturel, puisque sa femme est brune)…
Mais, ces hommes-là ne connaissent pas "les petits moyens"...

La scénographie…

Simple, épurée et linéaire. Des couleurs vives et chaudes. Trois portes avec escaliers qui se déplacent au gré des besoins. Quelques éléments de mobilier et une fenêtre suspendue. La linéarité des formes conférant une intemporalité aux lieux ; le ludisme du mobilier renvoyant à la machinerie théâtrale et à sa magie.
Seuls les accessoires et les costumes seront d’époque.
Seuls les acteurs auront le pouvoir de nous faire voyager dans le temps.
Si l’on se met entièrement à la disposition de l’écriture de Labiche, si l’on arrive a agir parce qu’il le faut, avec intuition, sans réfléchir, sans aucune psychologie, mais uniquement avec l’instinct d’un animal, l’on va forcément faire naître la force comique de ces pièces. Et le comique reste ce qui m’intéresse le plus dans ce fantastique répertoire.