Pulloff théâtres

Le Mariage
de Witold Gombrowicz
par la Compagnie Voeffray-Vouilloz
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Le mariage

Ce spectacle a lieu sous
l'arche du Pont Bessières à Lausanne

– Mais encore –
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– Informations pratiques –
du 10 au 29 juin 2003
excepté les 27 et 28 juin
ma/ve à 20h00, me/je/sa/di à 19h00
places 28 CHF
AVS, chômeurs, étudiants 20 CHF
réservation: 021/311.44.22

– Qui fait quoi –
jeu : Jean-Luc Borgeat, Christine Brammeier, Hubert Cudré, Gilbert Divorne, Guillaume Fontannaz, Ange Fragnière, Jean-Pierre Gos, Michel Grobéty, Boris Maver, Pénélope Pierson et Rebecca Bonvin

traduction : Koukou Chanska, Georges Sédir
mise en scène : Anne Vouilloz, Joseph E. Voeffray
assistanat : Rebecca Bonvin
scénographie : Éléonore Dubulluit
peinture : Olivier Dumoulin
lumières : Christophe Kehrli, Jean-Pierre Hautin
costumes : Sophie Haralambis
couture : Anne Janin
maquillage et coiffure : Johannita Mutter
musique : Lee Maddeford, Roland Vouilloz
danse : Dorothée Franc
direction technique : Danny Clot
technique : Jonas Cuénoud
administration : Micheline Gioria
stagiaire : Fabienne Penseyres
photos : Mario del Curto

– Musiques –
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– À propos –
Henri, soldat en France durant la deuxième guerre mondiale voit en rêve le castel paternel de Podolie, ses parents, sa fiancée. Mais tout a changé. Sa maison est une auberge, ses parents des aubergistes terrorisés par des ivrognes, sa fiancée bien-aimée une fille publique. Que faire pour la rendre à sa dignité première?

Tel est l'argument de ce drame en 3 actes de Gombrowicz écrit en 1944 à Buenos Aires lors de son exil. C'est une méditation éclatée, fantastique et délirante, sur le pouvoir et sur la réalité. Une histoire folle, drôle et tragique, le rêve ou le cauchemar d'Henri qui assiste à l'effondrement de toutes ses valeurs et qui s'efforce de recomposer un monde et d'en appeler à une église terrestre interhumaine.

"Ce qui devrait être familier aux spectateurs, c'est la façon même dont se crée, dans Le Mariage, la réalité. Je pense ici à l'action, à son écoulement titubant, somnambulique et fou d'une scène à l'autre. On dirait que la pièce marche, qu'elle avance comme un ivrogne ou un fou. Eh bien, l'Histoire aujourd'hui ne marche plus comme avant! Aujourd'hui, l'homme s'est senti délivré de tous les principes absolus et libre de se former, de se forger lui-même, à travers les autres hommes! Ce fait ne devrait-il pas se refléter dans l'écriture dramatique?"
Witold Gombrowicz

"Seul texte de Gombrowicz à se situer sous (dans) un crâne... cette pièce, est, bien plus que les autres, sûrement une sorte de point de passage intime de toute l'reuvre - difficile de ne pas voir Henri dans son église en ruines dans les décombres de la Pologne dévastée comme un double de Witold sur plage argentine, un double autrement plus profond que les Witold des romans: «Ce n'est pas seulement son univers qui vient de s'effondrer, c'est lui-même qui, également écroulé, en a fini avec les sentiments du passé. "
Jean-Pierre Salgas