Pulloff théâtres

Le Traitement
de Martin Crimp
par la Cie Voeffray-Vouilloz
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Le Traitement de Martin Crimp

– Mais encore –
- galerie de photos
– Informations pratiques –
du 29 janvier au 22 février 2004
ma, me et ve à 20h30; je et sa à 19h00; di à 18h00
places 28 CHF
AVS, chômeurs, étudiants 20 CHF
réservation: 021/311.44.22

– Qui fait quoi –
comédiens : Pénélope Pierson, Anne Vouilloz, Jean-Luc Borgeat, Jacques Gardel, Boris Maver
acteurs : Sophie Lukasik, Christine Vouilloz, Boubacar Samb, Tshib’s Tshibamba

traduction : Elisabeth Angel-Perez, L’Arche Editeur
mise en scène : Joseph E. Voeffray
assistanat : Rebecca Bonvin
images : Bruno Deville, Bastien Genoux
lumières : Jean-Pierre Potvliege
costumes : Sophie Haralambis
maquillage et coiffure : Johannita Mutter
technique : Maxime Fontannaz
administration : Micheline Gioria
photos : Mario del Curto

– Musique –
[bennie and the jets]

– À propos –
Quel traitement l’artiste fait-il subir au réel pour en faire une oeuvre d’art ?

Anne, une jeune femme vient de quitter Simon, son mari, après avoir répondu à une petite annonce qui lui propose de raconter son histoire à des “facilitateurs” Jennifer et Andrew Wallace. Ceux-ci ont pour mission de s’emparer d’éléments réels, vécus, pour les utiliser dans l’élaboration d’un scénario. Mais l’histoire vécue et racontée résiste par sa brutalité, son opacité, son aspect lacunaire, au traitement.

Aussi s’avère-t-il rapidement nécessaire de recourir à une assimilation, à une cannibalisation du réel qui ne va pas sans une déformation, une transformation, une dépossession de l’histoire d’Anne.

Anne supportera-t-elle cette trahison? Le réel peut-il ainsi se laisser déposséder de lui-même? Quels rapports entretiennent le réel et l’image? Et l’image peut-elle se tenir quitte du réel, pour autant qu’elle trouve en elle sa justification ?

A ces questions Crimp propose une solution originale à mi-chemin entre la pièce-mémoire et la pièce-enquête.

“Est-ce parce que tu es réelle? On ne rencontre pas souvent des gens réels ici. Nous-mêmes, nous n'avons ni souvenirs ni histoires. Aucun enchantement, Anne. Nous sommes les désenchantés. Au début, on était réels mais le réel s’est carbonisé en nous.”