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Mesure pour mesure
de William Shakespeare
par la Compagnie Voeffray-Vouilloz
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Mesure pour mesure [William Shakespeare]

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– Informations pratiques –
du 26 février au 16 mars 2008
me/ve à 20h30, ma/je/sa à 19h00 et di à 18h00
places 28 CHF
AVS, chômeurs, étudiants 20 CHF
réservations: 021/311.44.22 ou par formulaire


– Qui fait quoi –
jeu : Renaud Berger, Magdalena Czartoryjska  Meier, Gilbert Divorne, Frédéric Lugon, Julien Mages, Philippe Mathey, Marc Mayoraz, Philippe Morand, Fred Mudry, Patricia Naegeli, Raoul Teuscher, Isabelle Tosic, Anne Vouilloz

traduction : Jean-Michel Déprats, Ed. Théâtrales
mise en scène : Anne Vouilloz & Joseph E. Voeffray
assistante à la mise en scène : Patricia Naegeli
scénographie: Daniela Villaret
lumières: Jean-Pierre Potvliege
costumes: Sophie Haralambis
assistante aux costumes : Christine Arias
lumières : Jean-Pierre Potvliege
musique : Nicolas Bonstein
maquillage et coiffure: Johannita Mutter
technique et régie: Estelle Becker
administration: Claudine Corbaz
graphisme: Zivo

– À propos –
Mesure pour Mesure pose la question de la justice et de sa mesure. Et si la justice s’inscrit au coeur du pouvoir, comment s’ordonnent le désir et la loi, la sexualité débridée et sa répression? A l’aube de la modernité, après Machiavel, Shakespeare interroge les rapports entre le pouvoir et son image, la valeur et la fausse monnaie, l’intention juste et la médisance ou la calomnie. Déjà les paparazzi sont à pied d’oeuvre.

Avec Mesure pour Mesure le monde est un Théâtre dans lequel se joue le monde mais dont l'enjeu est le Théâtre. On assiste à une bataille des genres. Tout commence comme une tragédie mais la tragédie s'achève en comédie. 

C’est une réflexion sur le pouvoir du langage. La vie et la mort s'y livrent une bataille de mots. Et dans cette bataille, Isabella y joue le rôle pivotal. Elle est le centre de cette comédie dont les limites s’incarnent en un Duc mélancolique et un Régent austère. Elle est confrontée à  l'hypocrisie puritaine et aux pièges machiavéliens.
 
La comédie, c'est une mise en scène du langage. Elle met le monde à l'envers pour faire renaître l'harmonie. Dédoublement et substitution en sont les instruments. La magie n’est autre que les stratagèmes du théâtre. Le mensonge sert la vérité. Parce qu'elle met en scène le langage, la comédie, tout en se nourrissant du tragique, en esquive les tourments.