en résidence au
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Prochains spectacles

 

 

de Steven Berkoff

 

du 5 au 24 mars 2019 Pulloff théâtres — Lausanne

du 27 au 31 mars 2019 Cité Bleue — Genève

 

 

 

traduit de l'anglais par
Geoffrey Dyson
et
Antoinette Monod

Une coproduction
Théâtre Claque — Lausanne
Compagnie Confiture — Genève

 

Kvetch est une étude des effets de l’angoisse sur les «kvetches» harcelants qui nous empêchent de dormir. C’est le démon qui souhaite sucer notre sang et saper notre confiance. Pour beaucoup de gens qui n’arrivent pas à vivre dans le présent, c’est un problème réel et terrible. Nous sommes assujettis à une gamme de problèmes qui ne restent pas forcément tranquillement dans la queue, patientant avant d’être résolus, mais qui sont susceptibles à chaque instant de resquiller et de hurler pour attirer votre attention et ils vous «kvetchent» ou vous tourmentent jusqu’à ce que vous leur ayez accordé votre attention, même si entre-temps la tâche à laquelle vous vous adonniez est alors réduite en cendres. Ce sont les enfants nég¬ligés nés de quelque angoisse lointaine. Vous pouvez souhaiter qu’ils s’en aillent et les engueuler, les confesser à des rétrécisseurs de têtes ou les noyer dans des drogues à leur nais-sance, ils reviendront toujours sous une forme ou une autre. Combien de fois lorsque nous parlons, n’y a-t-il pas un dialogue qui se fait à l’arrière-plan, parfois pour nous guider, parfois pour nous protéger ? Parfois, cependant, le dialogue à l’arrière de nos têtes est plus vrai que celui du premier plan. Si seulement nous pouvions ex¬primer les pensées de l’arrière-plan, notre communication en serait d’autant plus vraie. Nous sommes comme des icebergs qui se déplacent len¬tement à travers la vie et c’est rare, si jamais cela arrive, que nous puissions montrer et révéler ce qui est en dessous.

 

 

 

Nous vivons tous sous la menace de la bombe — du cancer — des agents cancérigènes — de la maladie — du chômage — de l’impuissance — de la peur de la peur — des Noirs — des Blancs — de la police — des redevances — des impôts — des PV — d’avoir des trous de mémoire — perdre de l’argent — faire trop d’argent — perdre ses cheveux — devenir gros — devenir laid — être stupide — tomber à plat — être timide — être bête — se pré¬occuper des enceintes qu’il faudrait acheter — comment ré-parer une voiture — un vélo — apprendre à jouer du piano — la peur d’échouer — ne pas faire bonne impression — la peur de la force des autres — la peur de la faiblesse — la peur d’être dévoilé — ne pas arriver à l’heure au boulot — ne pas avoir de retraite — de sécurité — la vieillesse — mourir — la guerre — être blessé dans un accident de la route — la peur d’être aveugle — d’être sourd — ne pas comprendre la plaisanterie — la peur des gens coriaces — la peur de prendre des risques — la peur de nager — de sauter — de plonger d’un plongeoir — la peur de la maladie — la peur de déménager — la peur de vendre — la peur d’acheter — la peur obsessionnelle des araignées — des armoires sombres — des couteaux — des voleurs à la tire — la peur des gens — des fêtes — de la foule — des gens intelligents — la peur d’affirmer ses opin¬ions — la peur des femmes — la peur des hommes — la peur de la police — la peur de l’angoisse — cette pièce est donc dédiée à tous ceux qui ont peur.

Steven Berkoff

 

 

Intentions de mise en scène

 

Kvetch est un mot yiddish pour angoisse. Ce mot est largement utilisé dans d’autres langues, partout où il y a une importante communauté juive: New York, Montréal, Londres, Paris. «L’enfer c’est les autres» dit Sartre, mais chez Berkoff l’enfer est en soi, sous la forme de toutes les peurs qui empoisonnent la vie. Que ce soit les petites tracasseries de la vie quotidienne aux grandes angoisses existentielles qui mènent au désespoir. Le parti-pris de Berkoff pour faire face à ce barrage d’ennemis intérieurs est de tenter de les extirper par le rire. Et pour y parvenir, il adopte une technique théâtrale vieille comme le monde : l’aparté. L’aparté consiste pour le personnage à confier directement ce qu’il pense vraiment de la situation dans laquelle il se trouve aux spectateurs, en opposition aux platitudes polies que les conventions sociétales lui imposent. La juxtaposition de ces attitudes opposées crée des situations forcément cocasses et le plus souvent hilarantes. L’effet est renforcé par le fait que tous les autres personnages se figent au moment où cet aparté nous est livré. L’originalité de Kvetch est que presque la moitié de la pièce consiste en apartés, et que tous les personnages font part de leur «kvetches» et pas seulement le héros Il s’agirait donc dans ma mise en scène de mettre en exergue toutes ces juxtapositions comiques autour d’une unique table qui se transformera au gré des scènes en salle à manger, en lit, en restaurant, en cabaret. Une scénographie qui laissera au public beaucoup d’espace pour à imaginer l’ambiance.

 

Geoffrey Dyson

 

Steven Berkoff

Distribution

 

Frank
Frank Semelet
Donna
Sabrina Martin
Belle-Mère
Séverine Bujard
Hal
Gaspard Boesch
George
Philippe Cohen


 

 

 

mise en scène
Geoffrey Dyson
scénographie
Kym Staiff
lumière
Jean-Pierre Potvliege
costumes
Berivan Meyer
maquillage
Viviane Lima
musique
Jérôme Baur
relations publiques
Pierre Lang

 

 



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