Gertrude [Le Cri]

de Howard Barker
mise en scène de Joseph Voeffray et Anne Vouilloz
Compagnie Voeffray-Vouilloz
du 2 au 21 mai 2006

jeu : Christèle Tual (Gertrude, reine), Yves Jenny (Claudius, prince), Jean-Luc Borgeat (Cascan, serviteur de Gertrude), Fabienne Guelpa (Isola, mère de Claudius), Elodie Weber (Ragusa, jeune femme), Felipe Castro (Hamlet, héritier), Frank Semelet (Albert, duc de Mecklenburg)

traduction : Elisabeth Angel-Perez Jean-Michel Déprats
mise en scène : Anne Vouilloz Joseph E. Voeffray
lumières :  Jean-Pierre Potvliege
costumes : Sophie Haralambis
maquillage et coiffure : Johannita Mutter
musique : Lee Maddeford
direction technique et régie : Maxime Fontannaz
administration : Claudine Corbaz
photographie : Mario del Curto

Dans Gertrude [Le Cri], Howard Barker explore le Hamlet de Shakespeare afin d’exposer la nature sexuelle du crime. Et conformément au Théâtre de la Catastrophe, il utilise le décentrement, le renversement, pour déjouer les attentes du spectateur : la pièce se construit autour du personnage de Gertrude, femme, mère et reine, qui fait surgir l’érotique de la sexualité paroxystique et le tragique du secret qui se tient au cœur de la douleur.

“La tragédie est une forme d’art pour ceux qui aiment la vie. Peut-être n’y en a-t-il que peu qui aiment la vie ? Il ne faut pas taire cette possibilité. La tragédie nous oblige à contempler l’abîme de notre solitude. Beaucoup d'entre nous ne le supportent pas. Selon eux, le plaisir est un refuge. La tragédie ne connaît aucun plaisir mais connaît beaucoup d’extase. Que cette extase provient de la douleur, la tragédie seule le sait. (...) Ce secret est que la vie ne suffit pas. Nous ne pouvons tolérer longtemps ce secret. C’est un secret que l’on découvre seulement dans un endroit dont le but existentiel est le secret, qui est l’apothéose du secret, où tous ceux qui bougent et qui jouent sont consumés par le secret. Cet endroit, c'est LE THÉÂTRE.”

Tragédie contemporaine animée par un langage transgressif, violent, poétique et provocant, Gertrude (le Cri) donne à voir et à entendre une femme amoureuse et libre, amorale et innocente, que la passion emporte au-delà de toutes limites dans une quête éperdue du Cri.

Howard Barker est né à Dulwich en 1946. Auteur dramatique fécond, il renouvelle la dramaturgie contemporaine. Vit actuellement à Brighton “la ville la plus décadente d’Angleterre”.

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