Le printemps

jeu : Anne Vouilloz, Pierre Banderet, Marco Facchino, Attilio Sandro Palese

mise en scène : Joseph E. Voeffray
assistante à la mise en scène : Virginie Kaiser
costumes : Sophie Haralambis
lumières : Jean-Pierre Potvliege
maquillage et coiffure : Johannita Mutter
technique et régie : Denis Waldvogel
administration : Claudine Corbaz

Partage de Midi est un drame en trois actes, qui porte partout les marques du haut style tout en mêlant avec la liberté du grand art plusieurs niveaux de langage. Il est écrit en vers libres, c'est-à-dire, selon Claudel lui-même, des vers qui, "s'ils ne peuvent se scander", présentent une unité respiratoire, musicale, intelligible, émotive.

Ce drame met aux prises quatre personnages : Ysé et trois hommes : de Ciz, son mari, Amalric, son amant, et Mesa, sa passion. Son sujet est la souffrance de Mesa qu'une passion amoureuse reconduit paradoxalement à l’Autre.

«La délivrance par la création.» C’est l’aveu de Claudel à propos de Partage de Midi. Seule la création délivre, seule le création libère, mais de quoi? et qu’est-ce que cette délivrance sinon cette assomption du sujet autobiographique à une voix plurielle, au lyrisme de l’être ensemble.

“Mesa. — O Ysé, le bateau qui nous a amenés quand nous l’avons vu partir, disparu dans sa propre fumée!
Ysé. — Ce n’est pas un bateau que tu tiens, c’est une femme vivant entre tes bras.
Mesa. — O Ysé, ne me laisse pas revenir!
Ysé. — Je cède, je suis à vous.
Mesa. — C’en est trop!
Ysé. — Et à moi il faut me céder aussi?
Mesa. — C’en est trop!
Ysé. — Est-ce assez?”

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